Expérimenter, échanger, développer

Le 3 janvier 2017, l’Inspection générale des bibliothèques a publié en ligne son dernier rapport.

Coordonné par Françoise Legendre, il est titré

Laïcité et fait religieux dans les bibliothèques publiques

Sommaire :

INTRODUCTION
1. Repères historiques
2. Données concernant les appartenances et pratiques religieuses
Tableau 1 : Répartition, non appartenance et appartenances aux différentes religions
3. Laïcité et fait religieux : approches de définitions
3.1. Laïcité
3.2. Fait religieux
4. Diversité culturelle et vivre ensemble
5. Bibliothèques et religions : la constitution des fonds anciens des bibliothèques françaises
6. Laïcité et fait religieux en bibliothèque publique : une question actuelle
6.1. Le cadre juridique
6.1.1. La liberté de conscience, principe à valeur universelle
6.1.2. L’Etat laïque, garant de la liberté de conscience
6.1.3. L’Etat laïque, garant de l’ordre public
6.1.4. L’Etat laïque, pratiquant la neutralité à l’égard des religions
6.1.5. L’obligation de réserve des fonctionnaires
6.1.6. Les obligations en résultant pour les usagers des services publics
6.2. La laïcité en bibliothèque
6.2.1. Le pluralisme des collections
6.2.2. La neutralité à l’égard du public
6.2.3. Quelles obligations pour le public au sein de la bibliothèque ?
6.2.4. Quels droits et obligations des agents dans le cadre de leur service ?
6.3. La mise en oeuvre
6.3.1. Avec le public
6.3.2. Pour une politique d’accueil explicite
6.3.3. Un cadre partagé au niveau de la collectivité
6.3.4. Chartes, guides et vade-mecum
6.4. Des collections et des ressources : pour quels publics ?
6.4.1. Une mosaïque d’attentes et d’itinéraires
6.4.2. Des usages en évolution permanente
6.5. Définir la posture de la bibliothèque : chartes et règlements
6.5.1. Regard sur les chartes et règlements des bibliothèques adhérentes de l’Association des directeurs des bibliothèques municipales et des groupements intercommunaux des villes de France (ADBGV)
6.5.2. Exemples
6.6. Quelques questions de politique documentaire
6.6.1. Champs et typologies documentaires
6.6.2. Quelques données sur le paysage éditorial
6.6.3. Education religieuse et bibliothèque publique
6.6.4. Auteurs religieux
6.6.5. La question des dons
6.6.6. Le statut du document : source d’information ou objet d’étude et de recherche .
6.6.7. L’offre en direction de l’enfance
6.6.8. La question des langues
6.7. Quelle mise en oeuvre d’un réel pluralisme ?
6.7.1. Dimension et adaptation de l’offre
6.7.2. Numérique : des collections aux services
6.7.3. Les réseaux territoriaux
6.8. Ressources, formations et points d’appui
6.8.1. Construire ou approfondir ses connaissances en matière de religions, convictions spirituelles et laïcité
6.8.2. S’appuyer sur les réseaux professionnels
6.8.3. Un sujet comme les autres ?
6.9. Etre un médiateur et un acteur culturel
6.9.1. Participer à la formation des publics
6.9.2. Reconnaître les bibliothèques comme acteurs de la laïcité, du vivre ensemble et de la prévention
6.9.3. Organiser des actions culturelles
6.9.4. Travailler en partenariat avec des associations et institutions présentes sur le territoire
6.9.5. Agir en direction de l’enfance et la jeunesse
6.9.6. Sortir des murs, s’éloigner du sujet, retrouver la confiance
6.9.7. Inviter les habitants à participer
6.9.8. Comment valoriser les collections patrimoniales en lien avec les religions ?
6.9.9. Quelles équipes ?
Conclusion
Principales préconisations
Annexes

Colloque de la mission Ecoter avec le soutiens du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) et du Ministère de la Culture et de la Communication

http://www.forum-gv.com/2016/11/23/colloque-de-la-mission-ecoter-bibliotheques-politique-de-la-ville-et-mediation-numerique/

Jeudi 19 janvier 2017 (09h30 – 16h15)
Caisse des Dépôts et Consignations – 72, avenue Pierre Mendès-France – 75013 Paris – Salle B013

« Dans un contexte d’inégalités territoriales conduisant à définir des actions appuyées en faveur des quartiers dits prioritaires (1296 quartiers métropolitains regroupant 4,8 millions d’habitants), inégalités qui frappent largement les mineurs, où le niveau de pauvreté est trois fois supérieur à la moyenne nationale, où le chômage touche les moins de trente ans (67% non diplômés) et les femmes, la mission première des bibliothèques/médiathèques qui œuvrent pour favoriser l’accès à la connaissance et former à un esprit critique revêt, aujourd’hui, une dimension sociale plus forte et nous invite à nous réinterroger sur :

– Le maillage territorial des lieux d’accès à la connaissance et à la culture et leurs fonctions dans les quartiers prioritaires, par rapport aux bibliothèques/médiathèques des centres-villes,
– La force du numérique et de la dématérialisation dont les effets démultiplicateurs et décentralisateurs offrent et simplifient l’égalité d’accès aux ressources,

– Les
offres des bibliothèques de proximité, bibliothèques-relais, bibliobus et box et de leur mission en termes de lecture publique au regard des besoins des habitants : culture, information, apprentissage de la langue française, formation, sociabilité, intégration, citoyenneté … et les offres d’accès à la connaissance dans d’autres lieux.
– L’animation, la médiation, l’ouverture aux différents publics et l’évolution des métiers et des compétences.
– Les synergies et partenariats à développer ou à construire.

Comment répondre à la diversité des besoins avec la même exigence dans les quartiers et dans les centres-villes, selon que l’on est primo arrivant, jeune adulte, mineur, femme, personne âgée et sensible à la fracture économique et sociale, famille moins favorisée ? Quels sont les aides et dispositifs pour accompagner les collectivités à construire des offres qui répondent à la fois aux besoins, à l’évolution des usages, aux attentes des habitants ? De l’accompagnement à la prévention, quelle définition donner de la médiation et comment les compétences sont-elles en train d’évoluer face aux besoins ? »

Actes de la 4ème édition du congrès BOBCATSSS réuni à l’Enssib en v=janvier 2016. Un congrès international réunissant des étudiants en sciences de l’information et de la communication, des enseignants, des chercheurs, et des professionnels de tous pays. Légothèque y avait participé en tant que commission de l’ABF.

ce congrès scientifique, organisé en coopération avec les étudiants de l’université Paris Descartes et de l’université de Knoxville (Tennessee, Etats-Unis), portait sur le thème « Information, Bibliothèques, Démocratie » et présentait des interventions autour de quatre grandes thématiques :

  • Le rôle des bibliothèques dans les cultures démocratiques
  • La liberté intellectuelle et la censure
  • Bibliothèques, open access et open data
  • Protéger la vie privée

Accéder aux différentes restitution (en anglais) ici :
https://legothequeabf.wordpress.com/2016/11/22/les-actes-du-congres-bobcatsss/

 

L’Enssib et la bibliothèques municipale de Lyon organisent sur ce thème deux journées successives

Une journée d’étude professionnelle, pensée pour les professionnels des bibliothèques et de la documentation mais sans exclusion, sur le thème : La bibliothèque, le bibliothécaire et la démocratie. Et une journée tous publics : La bibliothèque parmi les espaces démocratiques de la cité ?
Dans ces deux temps, il est question de donner matière à penser et à débattre, et de permettre à chacun, professionnel ou non, d’être acteur de la réflexion. Les journées feront alterner conférences, tables rondes, ateliers et restitution d’un micro-trottoir réalisé dans les quartiers lyonnais.

Prohgramme détaillé et formulaire d’inscrption :

http://www.enssib.fr/actualites/18-et-19-novembre-2016-journees-detude-la-bibliotheque-de-linstitution-lespace

Une journée d’étude interrogeant les liens entre bibliothèques, religions et laïcité s’est tenue vendredi 7 octobre 2016 à Lyon. La journée était co-organisée par l’Institut Supérieur d’Étude des Religions et de la Laïcité (ISERL), l’Enssib, le Centre Gabriel Naudé, l’Institut français de l’Education/ Ecole Normale supérieure de Lyon, le LABEX COMOD.

L’événement s’inscrivait dans la programmation des Assises des Religions et de la Laïcité, commanditées par le ministère de l’Education nationale et piloté par l’ISERL, Institut fédérant une douzaine d’équipes de chercheur-es à Lyon et Saint-Etienne. Dans ce cadre, 55 manifestations sont proposées d’octobre à mi-novembre 2016 en Rhônes-Alpes dans des musées, cinémas, bibliothèques, universités …

Le blog de Légothèque, commission nationale de l’ABF, propose un « compte rendu partiel et subjectif » de cette journée :

https://legothequeabf.wordpress.com/2016/10/11/bibliotheques-religions-et-laicite/

Legothèque avait auparavant publié ce billet : Combattre la violence par l’information et la compréhension

https://legothequeabf.wordpress.com/2016/06/14/combattre-la-violence-par-linformation-et-la-comprehension/

Le Bbf de juillet 2016 publie un « Point de vue sur … bibliothèques publiques et religions » de Bernard Huchet intitulé « Laïcité, ambiguïté, perplexité » dans lequel BH cite notre blog « Bibliothèques, maisons communes ». Le blog, ainsi que la la journée d’étude de mai 2015 de l’Abf IdF « Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ? : les bibliothèques après les événements de janvier 2015 » sont convoqués – eux seuls d’ailleurs, par paresse de l’auteur ? – comme faisant partie d’un grand mouvement d’autocélébration laïque après les attentats de janvier 2015. Voici in extenso le paragraphe où le blog est cité:

« Il n’entre pas dans mes intentions de critiquer l’émotion provoquée par ce drame, ni bien sûr d’en justifier les auteurs, ou même de remettre en cause le grand mouvement d’autocélébration laïque dont certains professionnels des bibliothèques se sont alors faits les acteurs 2. Mais en filigrane des événements rebondit maintenant la question, qu’il est difficile de situer clairement dans ce débat, de la position de la bibliothèque généraliste à l’égard du « fait religieux », marquée trop souvent par l’hostilité, la prudence ou la frilosité, même si quelques rares études nous font modérer ce jugement traditionnel, et de type intuitif  3. Otages d’un fanatisme inadmissible qui récupère et corrompt leurs valeurs pour en légitimer des crimes barbares, seulement passibles du droit commun, les religions ne doivent pas être les victimes collatérales d’une laïcité survoltée par l’épreuve. »

La note 2 renvoie au blog et à la journée d’étude. Il m’a paru intéressant de citer tout le paragraphe comme emblématique de la volonté provocatrice et polémique de l’auteur. Je n’ai aucun problème avec ça. Sinon que, s’il est facile de nous situer, Dominique et moi, au vu de nos prises de position claires qui appellent au débat et aux opinions contraires, si notre initiative vaut ce que valent les tentatives constructives, la position de l’auteur Bernard Huchet est bien difficile à qualifier. Tout en procédés rhétoriques et en dénégations, en attaques plus ou moins voilées dont il se défend aussitôt, l’article est à l’image de ce paragraphe qui commence par une dénégation. On sait bien ce que valent ce genre de précautions oratoires – tout est dans le « Mais… » -, ne perdons pas de temps à l’analyse : vous ne saurez pas ce que pense réellement Bernard Huchet car il ne trouve à aucun moment le courage de le dire. Vous verrez qu’après un certain nombre de circonvolutions, critiquant l’attitude générale des laïcs vis-à-vis des religions, la bibliothèque généraliste, la presse, les collègues, le 3e lieu, les programmes scolaires, j’en passe et des meilleures, BH finalement revient à encenser la Bpi et la BM de Rennes qu’il semble opposer au reste de la profession pour leurs initiatives. Il ignore manifestement ce qui s’est fait dans la plupart des bibliothèques et préfère adopter un ton polémique et stérile pour exprimer indirectement un certain nombre de regrets sur la marche du monde et des bibliothèques, sur les religions, allant même jusqu’à conseiller à la cantonade un meilleur traitement du fait religieux dans la société française… et dans nos bibliothèques. C’est ambitieux, comme les grandes eaux de Versailles chez Corne d’Auroch.
Ces comptes une fois réglés avec des ennemis mal définis – ses collègues, la modernité, l’athéisme, la marche du monde ? – BH revient à des considérations de politique documentaire… bien décevantes au vu de ce qui précède : aucune BM de France ou de Navarre ne l’avait attendu pour mettre en réflexion et en œuvre ces aspects.
Mais contre qui se bat-il ?
Il cite bien peu de sources et abuse des formules rhétoriques, des désignations générales (« les établissements », « certains professionnels ») pour les opposer à d’autres, tout autant mal définis.
En définitive, que dit réellement Bernard Huchet ? Et avait-il besoin de faire ce grand détour polémique pour y raccrocher artificiellement deux/trois choses pas si fausses sur la Dewey et les religions ?
A défaut de bien le comprendre, on se sent finalement assez peu concernés. Reste son contre-sens complet sur le blog.
Mais est-ce si grave?

Nous signalons deux publications récentes :

  • Le n°288 d’avril 2016 de la Revue des livres pour enfants avec son dossier Comment faire avec Dieu ?
    • Oh my God ! Entretien avec Susie Morgenstern
    • Dieu à la bibliothèque par Dominique Lahary
    • La religion : un secteur éditorial qui compte par Clotilde Baville
    • Documenter la religion : Entretien avec Sandrine Mirza
    • Remède à l’islamophobie : Entretien avec Mansour Mansour,
      des éditions Albouraq
    • Le conteur et les sources religieuses de son répertoire par Evelyne Cevin
    • Qu’avons-nous besoin de mythes ? par Michel Defourny
    • La religion et la mythologie en 34 couvertures

Le présent blog étant cité dans cet article, ses créateurs précisent que leurs objectifs initiaux sont exposés dans cette page et qu’ils signalent dans un but d’information et pour encourager le débat les publications et initiatives d’inspirations diverses.

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